Chambly 2030, le "fil vert" de la ville
Année après année, notre commune progresse et devient un peu plus chaque jour une ville aux comportements toujours plus exemplaires.
Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Si ces termes peuvent paraître abstraits, ils ont néanmoins de nombreuses applications très concrètes à travers le plan Chambly 2030, lancé en 2019.
Chambly 2030, c'est la somme de toutes les mesures prises par la commune pour agir en faveur du développement durable et qui ont un impact sur notre vie d’aujourd’hui et celle de nos enfants et petits-enfants.
Il fait suite à l’Agenda 21 lancé à Chambly au début des années 2000. Depuis, il n’y a plus une seule décision prise par le conseil municipal qui ne s’inscrive dans une logique de développement durable.
Chambly 2030 comprend :
- Des investissements (virage électrique, fermes photovoltaïques, relamping des écoles et gymnases, modernisation de l'éclairage public...)
- Des actions de sensibilisation (avec les associations ou via des campagnes d'affichage)
- Une évolution des méthodes de travail
- Des ateliers participatifs avec les citoyens (les tables rondes)
Ces ateliers participatifs ont donné lieu à un livre blanc avec des propositions concrètes qui seront le fil rouge de la municipalité pour avancer de manière concrète sur le plan du développement durable. Vous trouverez les livrets en téléchargement ci-contre.
1,3M € pour l'éclairage public
La ville compte 2 016 points lumineux (ou lanternes) dont environ 1 450 restent à passer en LED. La ville a lancé un plan ambitieux pour mener à bien ce chantier en 15 mois, à compter de janvier 2025 :
- Changement des lampes sodium par des LED
- Remplacement ou rénovation de 52 armoires électriques
- Changement de 4 km de câbles au total
De 54 sortes différentes aujourd’hui, il ne subsistera plus que 3 types de lanternes, offrant une réelle homogénéité du matériel sur l'ensemble de la commune. Les lanternes sont programmées pour baisser d’intensité de 50% entre minuit et 5h du matin.
La facture, estimée à 300 000€ par an, va chuter à 120 000€. Le coût de maintenance va également diminuer : de 40 000€ aujourd’hui à 10 000€ maximum après la réfection.
Pour se rendre au travail, se déplacer au quotidien, pratiquer des loisirs ou entretenir sa forme, le vélo séduit chaque année de plus en plus d’adeptes. La collectivité souhaite donc renforcer son action pour accompagner cette tendance en développant des voies douces.
La commune travaille ainsi à l’élaboration d’un plan vélo. L’objectif est d’accompagner le développement de la pratique sur le territoire : aménagement de pistes cyclables sécurisées, développement des stationnements, mise en place de services associés…
Un travail est engagé avec la Communauté de communes Thelloise et la Communauté de communes du Haut-Val-d’Oise afin de créer des liaisons douces avec les communes limitrophes de Chambly. Par ailleurs, une liaison douce est à l’étude pour 2025 entre Chambly et Le Mesnil-en-Thelle, au niveau de la rue Jacques-Prévert, notamment pour desservir le collège de Chambly. Cette réalisation est prévue pour 2026.
L'économie d'énergie dans les écoles et bâtiments publics
Déploiement de l’éclairage en LED
Déploiement de l’éclairage en LED dans les écoles et les gymnases. La halle des sports Daniel Costantini et le gymnase Raymond Joly ont déjà été équipés et, d’ici fin 2025, toutes les classes des écoles le seront également.
Déploiement du photovoltaïque
Après l’installation de 148 m² de panneaux photovoltaïques sur le toit de la Maison de santé en 2024, la ville a engagé un travail avec la Société d’économie mixte (SEM) Hauts-de-France et l’entreprise See You Sun afin de créer une société de projet. Celle-ci aura pour objectif d’installer des panneaux photovoltaïques pour une production d’énergie à hauteur de 4 MWc, répartis sur les parkings et les bâtiments publics.
Gestion de l’eau
Par ailleurs, des robinets à détection ont été installés dans les sanitaires des écoles et des bâtiments publics afin de favoriser les économies d’eau.
Labellisation « zone refuge » du parc urbain de la Marnière
Le parc de la Marnière fera l’objet d’un suivi pendant cinq ans, à partir de 2025, par la Ligue de protection des oiseaux (LPO), en partenariat avec le service des espaces verts de la commune.
Cette démarche vise l’obtention du label « Zone refuge », avec pour objectif la transformation et la restauration des milieux naturels.
À partir du 1er trimestre 2025, un diagnostic sera mené sur une durée d’un an : observation de la biodiversité, inventaires de la faune et de la flore, et analyse des enjeux écologiques sur les quatre saisons. Ce travail aboutira à la rédaction de plans de gestion.
Objectifs :
- Développer la biodiversité
- Mobiliser les citoyens et permettre aux écoles d’organiser des sorties pédagogiques
- Interroger les pratiques et faire évoluer les méthodes, sensibiliser et mobiliser autour d’un projet commun d’intérêt général
L’objectif principal est d’acculturer les visiteurs du parc à la préservation de l’environnement : mettre en lumière le rôle de la biodiversité, sensibiliser à la lutte contre le changement climatique et expliquer les bonnes pratiques ainsi que la gestion spécifique du parc (herbes hautes, arbres morts…).
Récupération des eaux de pluie
La ville développe sa capacité de récupération des eaux de pluie :
- Deux cuves de 20 000 litres installées aux ateliers municipaux
- Une cuve de 6 000 litres, enterrée lors de la construction du centre sportif Marie-Amélie Le Fur
La commune de Chambly a totalement supprimé l’usage des produits phytosanitaires
Une véritable évolution rendue possible grâce à différents aménagements, tels que le fleurissement durable et le paillage, l’adaptation des voiries et le recours accru à des méthodes alternatives.
Parallèlement, l’abandon des produits phytosanitaires pour le désherbage implique un changement de mentalités. En effet, pour intervenir efficacement, il est nécessaire d’attendre que les « mauvaises herbes » (ou adventices) aient suffisamment poussé. Il nous faut donc apprendre à mieux cohabiter au quotidien avec ces végétaux, qui, contrairement aux produits phytosanitaires, ne présentent pas de danger.
Les équipes des espaces verts utilisent désormais des solutions non polluantes, souvent inspirées de pratiques anciennes : désherbage thermique, débroussaillage électrique portatif, travail à la binette ou utilisation de produits de biocontrôle.
La Ville de Chambly a également accompagné cette transition par des investissements importants.
La toute première borne de rechargement électrique a été installée à Chambly en 2017, sur la place Charles-de-Gaulle. Depuis, deux autres bornes ont été mises en service, rue Raymond Joly et dans la zone Chamblyrama.
Il s’agit de bornes connectées. Vous pouvez retrouver à tout moment où se trouvent précisément les bornes et si elles sont disponibles :
Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site Mouv'Oise.
Ces dernières années, les sept agents communaux dédiés aux espaces verts ont fait évoluer les pratiques de fleurissement.
Si le fleurissement traditionnel reste une valeur sûre, avec l’utilisation de fleurs annuelles et de bulbes dans les espaces les plus fréquentés — comme le centre-ville ou les équipements publics —, le mélange de plantations (annuelles, vivaces, graminées et arbustes) est désormais privilégié dès que possible. Il permet de maintenir une diversité végétale tout au long de l’année.
Aujourd’hui, la commune favorise des aménagements paysagers fondés sur un fleurissement durable.
Dans cette quête incessante d’être plus performant en terme de développement durable, la commune utilise depuis plusieurs années des billes rétentrices d’eau. Celles-ci permettent de réaliser des économies d’eau significatives tout en préservant l’humidité nécessaire au bon développement des plantations. Là où un arrosage quasi quotidien était auparavant nécessaire, un seul arrosage hebdomadaire suffit désormais, voire deux en période de fortes chaleurs.
Chambly vise le zéro carbone et investit pour une meilleure santé de notre planète !
Les outils électriques, une révolution
La collectivité a équipé son parc de matériel des espaces verts d’outils électriques de dernière génération.
Deux débroussailleuses équipées de batteries performantes avec 12 h d’autonomie, mais aussi 2 sécateurs, 3 souffleurs, 2 bineuses, 2 taille-haies, 1 taille-haie sur perche, 1 tronçonneuse sur perche, une tronçonneuse à main ainsi qu’une petite élagueuse ont été achetés. Avec ce nouveau matériel, il n’y a plus de rejets d’échappement dans l’environnement et moins de bruit pour les riverains. Sans compter le gain en termes de confort de travail pour les agents, qui ne souffriront désormais plus des vapeurs ni du bruit important des moteurs thermiques.
Les véhicules électriques
À ce jour, 4 véhicules 100 % électriques ont rejoint le parc utilitaire des ateliers municipaux (une Renault Kangoo et trois Renault Zoé).
La commune a également acheté un « Glutton » (machine tractée entièrement électrique, destinée au nettoyage des rues).
Une borne de recharge spécifique avec 2 prises « green » a également été installée aux ateliers municipaux.
L’objectif de la commune est de parvenir à un parc automobile 100 % électrique à terme.